Troudair Revolutions

Fil d'info en continu sur les conséquences de la fin du monde qui a eu lieu le 15 décembre 1999.

17 mai 2007

Hollywood #1 La Guerre des Mondes

"Hollywood" est ma nouvelle série sonore.
Elle parle de cinéma américain, d'images, de sons et d'idées que les multiplex nous vendent très cher en nous faisant croire que nous en avons besoin.
Et peut-être en avons-nous besoin.

Hollywood n'est donc pas une réponse, mais une question, car les films que j'étudie, comme vous, je les aime, et j'y ai trouvé du ravissement, du divertissement, ou des réflexions.
Le projet de cette série est d'aller plus loin, au fond des images, mais sans les images.

Hollywood est donc constitué de la bande-son d'un film, sur laquelle ma voix vient apporter un contre-point théorique et poétique.

Cela faisait quelques temps que je devais concevoir quelque chose pour la plate-forme sonore Radiolist.org, mais mon emploi du temps et surtout l'impression étrange que je ne pouvais plus, techniquement, concevoir de projet sonore, m'avait écarté de cette idée.
Cette série, puisqu'elle n'implique aucun travail de création musicale, mais seulement un long mixage de sources brutes, était donc le compromis idéal qui pouvait me rapprocher de l'art des fréquences.

En plus de ma page dédiée, Hollywood sera ainsi diffusée sur Radiolist.

Premier épisode : La Guerre des Mondes de Steven Spielberg.
Parce que c'est un film radical mais hors de prix, désespéré mais pas suicidaire, sinistre mais fondamentalement conservateur, un film-oxymore qui me paraissait la meilleure introduction aux épisodes à venir.

Comme d'habitude, le texte intégral de cet épisode est en ligne sur mon site.

Et pour finir, je remercie chaleureusement Xavier Cahen et Sumoto.iki, le premier pour m'avoir invité à travailler pour Radiolist, et le second pour avoir accéléré la mise en ligne et ainsi faire en sorte que Hollywood soit en ligne le jour de l'ouverture du festival de Cannes, un synchronisme qui me ravit au plus haut point.

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16 mai 2007

Festival de cannes

Ca se passe de commentaires.

11 mai 2007

Un bouton sur le coude

Vous savez ce que c'est d'avoir un bouton, ou une petite blessure sur le coude ? Ou sur le genou ? C'est à dire à un endroit où la peau est souvent sollicitée, et pliée sans cesse ? Et bien c'est très désagréable, parce que le bouton, ou la blessure, qu'on fasse ce qu'on veut, ils restent, pendant des semaines, des mois parfois, entretenus par le mouvement des tissus qui empêchent la cicatrisation.
Les pires, bien sûr, sont ceux du coude, parce que malgré ce qu'on croit, on utilise beaucoup nos coudes, à commencer pour s'appuyer sur une table, ou un bureau, lorsqu'on est épuisé, ou las, ou tout simplement qu'on s'arrache les cheveux sur un ouvrage complexe... de littérature ancienne par exemple. C'est là qu'on pousse un cri, parce que s'appuyer sur un bouton, ou une blessure, dans ce genre de moments où on l'avait complètement oublié, c'est ce qui fait le plus mal. Et quoi qu'on fasse, ça ne cicatrisera pas. Et quoi qu'on tente, la blessure, ou le bouton, se rappelleront toujours à notre bon souvenir pour nous pourrir l'existence.

Et sans transition, les positions de Nicolas Sarkozy sur les études de Lettres, extraites d'une interview du quotidien gratuit "20 minutes" :

Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ?
"Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d’argent pour créer des filières dans l’informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l’Etat doit se préoccuper d’abord de la réussite professionnelle des jeunes."

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10 mai 2007

tommytommy

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Naked Lunch avec des images et du son

J'ai été hanté par le film de Cronenberg bien avant d'être passionné par le livre de Burroughs. Et hanté est un bien faible mot puisque ce sont des nuits cauchemardesques que j'ai vécues à l'époque après avoir été percuté de plein fouet par "Le Festin Nu" et sa galerie dégoulinante de monstres mous et de liquides hallucinogènes.

Ca n'est que plus tard que j'ai compris que ce film indescriptible était tiré d'un livre et que ce livre n'était qu'une pierre dans un édifice tordu, mouvant et démesuré s'élevant dans le ciel rouge des apocalypses permanentes.

J'ai donc souvent relu le livre, profitant de bibliothèques d'amis tombés eux aussi dans les vestiges de la ferveur beat, mais jamais je ne me l'étais procuré, et surtout, jamais je n'avais revu le film qui avait été à l'origine de mon entrée dans le monde vaporeux, gras et opaque de William Burroughs.

C'est aujourd'hui chose faite à la faveur d'une édition spéciale dans la collection "L'Imaginaire" de Gallimard.
Je vais faire mon VRP de bas étage, mais cette édition de Naked Lunch, contenant dans la couverture le DVD du film de Cronenberg pour seulement 12,5 €, avouez que c'est tentant...

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09 mai 2007

Rappel historique

Un petit conseil aux Anti-Sarko qui manifestent tous les soirs à Paris.
Au lieu de se rendre place de la Bastille pour crier "Sarko facho, le peuple aura ta peau", je leur conseille plutôt la place de la Concorde, puisque dans les "grands événements que cette place a accueillis" (dixit notre nouveau président), il y a bien sûr l'exécution de Louis XVI.
Pour faire tomber les têtes des aristocrates, l'endroit me paraît bien plus approprié, non ?

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07 mai 2007

Coeur ouvert

La population a donc trouvé son opium, et à tous ceux qui ce matin sont consternés, rappelons que le spectaculaire d'un suffrage universel ne doit pas faire oublier que la démocratie n'a rien d'une roulette russe. Le résultat des urnes était connu, bien trop connu et depuis bien trop longtemps pour qu'on s'indigne aujourd'hui alors qu'hier aucune réelle réflexion n'aura été portée, par aucun candidat, sur les thèmes chers aux Français qui ont fait consensus depuis maintenant 2 ans, à savoir le travail et ce que les instituts de sondage ont appelé le pouvoir d'achat.

"On veut du fric, et on en veut plus", est donc plus ou moins le discours qui a fait gagner le plus populiste de 12, sans surprise, et avec une passion à laquelle lui-même semblait croire.

Pour ce premier jour des années noires que nous nous apprêtons à vivre, j'ai donc envie de présenter une nouvelle installation présentée au Théâtre d'Auxerre. D'abord, parce qu'elle est plastiquement superbe, ensuite parce que le petit texte collé en exergue s'avère d'une étrange actualité.

"S'il y a un Dieu qui régit le football, ce Dieu est surtout ironique et farceur, et Garrincha fut un de ses sujets, chargé de s'échapper de tous et de tout... Ce fut un pauvre petit mortel qui aida un pays entier à sublimer ses tristesses.
Le pire est que les tristesses reviennent, et il n'y a pas un autre Garrincha disponible. Il y a grand besoin d'un nouveau pour alimenter nos rêves."


Ce texte de Carlos Dummond de Andrade introduit donc l'installation "Manuel" de Rodolphe Cintorino, consistant en un coeur que le spectateur peut "faire battre à nouveau" en envoyant un sms au numéro indiqué.

Par cette pièce, c'est un aspect important de la politique que Rodolphe Cintorino met en avant, et de sa fusion avec d'un côté l'imagerie religieuse, de l'autre la ferveur médiatique. Nous baignons actuellement dans les deux, et sommes en quête de dispositifs susceptibles "d'alimenter nos rêves". En automne, c'est la Starac qui remplit ce rôle, où les sms remplacent idéalement l'isoloir, et tous les 5 ans désormais, c'est le suffrage universel, où l'isoloir précisement se change en dispositif interactif déclencheur d'espoir et destructeur de tristesse.

La démocratie, par contamination, en est donc arrivé à ce point d'aveuglement global, premièrement rattrapée par un capitalisme récupérateur qui trouvait dans ce curieux système le meilleur moyen d'apporter l'illusion de la liberté, puis dans un second mouvement, modifiée elle-même par les méthodes de ce capitalisme, lequel offrait "tout et tout de suite" sans avoir à trop se poser de questions, sans faire trop d'efforts ni de sacrifices, et surtout ne demandant comme investissement qu'une foi bornée en un idéal toujours plus proche de l'après-vie biblique. Un jour vous serez riches, tout le monde a sa chance... On n'est pas loin des derniers qui seront demain les premiers...

Arrivés à ce point où la majorité (et pas seulement les 53% d'électeurs de Nicolas Sarkozy) ont adhéré à cet idéal politico-religieux, inutile de se lamenter sur la recontruction des gauches, ou de diaboliser les méchants monsieurs de droite, car l'un et l'autre n'y sont pour rien, ne faisant qu'obéir à un mouvement général.

Le vrai combat aujourd'hui est le même qu'hier, et qu'il y a 5 ans, et il se situe au plan philosophique et purement idéologique. S'imaginer qu'un vote (dans une urne ou par sms) changera le monde, c'est être bien naïf et oublier que le désir profond du monde occidental était et demeure de "travailler plus pour gagner plus".

Tant que personne ne s'attaquera à cette logique, et que même les syndicats les plus à gauche y adhérerons, que même le Parti Socialiste défilera dans les rues pour "la sauvegarde du pouvoir d'achat", personne d'autre ne pourra diriger ce pays que celui qui se donnera les moyens de mettre en application ce programme suicidaire.

Voilà pourquoi Ségolène Royal avait le sourire hier soir.
Car elle était heureuse d'avoir enfin un président en accord avec ses idées de capitalisme populaire...

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06 mai 2007

Airhole Special Agent - saison 7 - Season Finale

Que de chemin parcouru depuis ce paisible mois d'avril où les pauvres français ignoraient que le centre existait...
Mais grâce à l'agent Airhole, cette subtilité géométrique était enfin résolue.
Pourtant, d'autres mystères avaient été révélés, et tout le monde maintenant savait que les Chinois tiraient les ficelles invisibles de la petite marionnette made in France...
Les réponses... La France réclamait TOUTES les réponses...
Et elle les aura !

Ce soir, à 20 heures précises...

AIRHOLE SPECIAL AGENT
Saison 7 - Season Finale


Où les noeuds se dénouent,
où les plans se déjouent,
où les plaques dégoût...

http://troudair.free.fr/airhole7/

[et en bonus... l'affiche originale EN COULEURS...]

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01 mai 2007

The Lo-Fi Covering Orchestra is back

Après deux longues années d'absence, l'orchestre le plus incroyablement glamour du monde libre est de retour. Pour ce come-back apocalyptique, quoi de mieux qu'un groupe mort à célébrer ? En effet, les morts ne sont-ils pas beaucoup plus talentueux que les vivants, tout d'abord parce qu'ils n'ont plus la possibilité d'afficher de soutien politique ? Donc, puisque le vainqueur de la Star Ac 2004 n'était malheureusement pas encore décédé, notre choix s'est naturellement porté sur Kyo et son infernal désir d'autodestruction top pubère. Pour votre plus grand plaisir, voici donc
THE KYO'S NOT DEAD PROJECT IS DEAD PROJECT
Move it, Babylon !

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